« Je n’ai pas le temps » et autres fausses croyances qui nous freinent

Suite à notre Blab du dimanche 20 mars 2016 sur le thème des croyances qui nous freinent, je voulais vous proposer un résumé écrit de mon intervention.  Nous avons tous des croyances qui nous empêchent d’avancer comme nous le souhaitons. En voici deux assez communes…

Croyance n°1 : Je n’ai pas le temps

Il nous est tous arrivé de dire : « Je n’ai pas le temps de faire du sport », « je n’ai pas le temps d’aller chez le médecin », « je n’ai pas le temps d’entretenir ma maison », « je n’ai pas assez de temps à consacrer à ma famille », » je n’ai pas le temps de lire ou de faire une formation » …

Pourtant je pense qu’il est important de ne pas confondre « je n’ai pas le temps  » et :

  • « Ce n’est pas ma priorité »
  • « Je n’ai pas envie de le faire »
  • « J’ai peur de le faire »
  • « Je suis / me sens débordé(e) »

Et pour révéler les réelles raisons derrière votre « je n’ai pas le temps » il est intéressant de reformuler votre phrase.  Ainsi, au lieu de dire « je n’ai pas le temps de prendre rendez-vous chez ce médecin », vous pourriez vous surprendre à dire « je ne veux pas prendre rendez-vous chez le médecin parce que je ne me soucie pas de ma santé / parce que j’ai peur ». Vous aurez alors une vrai prise de conscience.

On voit que derrière ce « manque de temps »  se cache le plus souvent du désintérêt, de la peur, une difficulté à s’organiser ou tout simplement une incapacité à savoir dire non à des activités non essentielles. De là, vous saurez comment vous orienter pour vaincre le problème.

De mon côté, mon principal problème est la peur. Je suis une grande craintive mais j’ai appris à le réaliser, l’assumer et je le combats au quotidien. Un de mes Mantra est  : j’ai peur mais j’y vais quand même. En apprivoisant ma peur, je la transforme en motivation pour me permettre d’avancer.

gérer son temps

Gérer son temps

Si votre frein est lié des difficultés à gérer votre temps, vous pouvez commencer par observer comment vous remplissez vos journées.

 

Par exemple, j’ai pris l’habitude de regarder combien de temps je passais à faire certaines taches ménagères (vaisselle, plier le linge, repassage). On s’en fait souvent une montagne alors qu’au final ce sont des tâches qui demandent 10 minutes (bon, sauf le repassage :. Le fait de savoir combien de temps est nécessaire pour une tâche permet de facilement la caser dans son emploi du temps : une pause publicitaire durant votre série préférée? C’est juste le temps nécessaire pour vider le lave-vaisselle! Ce n’est bien sûr qu’une illustration que vous pouvez appliquer à d’autres aspects de votre vie.

Lorsque vous vous sentez débordé, faites un  simple schéma chronologique de votre journée et calez ensuite vos activités par durée. Vous éviterez  de vous prévoir plus que vous ne pouvez en faire. Pensez à bien évaluer le temps complet nécessaire à l’activité (en incluant le temps de trajet, le temps de préparation). Si votre planning est trop plein, n’hésitez pas à éliminer le non-essentiel ou le reporter. Et enfin, n’hésitez pas à profiter de chaque petite fraction de temps pour avancer dans vos tâches et objectifs (10 minutes de lecture par jour c’est toujours mieux que rien).

On peut toujours trouver du temps pour ce qui compte vraiment: c’est simplement une question de priorité et d’organisation. 

Croyance n°2 : Je n’ai pas les compétences / les qualifications – Je vais échouer

Concernant cette fausse croyance, je pense que tout commence dans notre subconscient. Il n’y a aucune raison valable de ne pas croire en soi et en ses compétences même lorsque la société ou l’entourage nous fait croire le contraire.

De plus, il existe cette fausse idée selon laquelle on doit être un expert dans un domaine pour avoir le droit de l’entamer. En vérité, lorsque l’on se passionne sur un sujet, on apprend et on se perfectionne très vite. Aucun succès n’arrive du jour au lendemain. Il faut pratiquer pour s’améliorer.

Toute concrétisation commence par la décision d'essayer - ces fausses croyances qui nous freinent
Toute concrétisation commence par la décision d’essayer

Concernant l’aspect « échec », personne ne peut prévoir le futur. Il y a en effet toujours des probabilités d’échec mais ne pas tenter ne changera pas l’issu.  De plus, si vous échouez, vous apprendrez sûrement de vos erreurs et vous pourrez même rebondir et vous rapprocher de la réussite.

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En conclusion, je dirais que nos fausses croyances sont généralement le résultat de :

  • Notre éducation ainsi que notre environnement
  • La peur (du regard des autres / du jugement / de l’échec…);
  • Les superstitions

Pour s’en défaire, il faut apprendre à se connaître, s’assumer tel que l’on est et oser sans se créer des excuses.

Pour découvrir la suite de notre conversation sur les fausses croyances qui nous freinent, je vous invite à visionner l’intégralité de notre Blab : Marina y traite des fausses croyances sur l’argent et Priscille vous résume un très bon ouvrage qui vous aidera à surmonter ces fausses croyances.

A bientôt!

9 Comments

    1. Coucou Sabine, tout a fait d’accord avec toi! Une journée n’est faite que de 24h, pas une minute de plus. Alors techniquement on ne peut pas tout faire, ni consacrer le même temps à toutes les activités. D’où l’importance d’établir des priorités! Et pour les tâches ménagères je me suis aussi amusé a chronométrer certaines d’entres elles…qu’elle surprise que certaine comme tu le dis si bien ne prenne pas autant de temps…comme quoi certaines « fausses croyances » ne sont pas prêtes de disparaître!!!!!

    1. Bravo pour cet article, c’est super important de s’attaquer aux fausses croyances qui peuvent nous « bouffer » la vie!

    1. Hello Sabine,
      Je suis heureuse que Judith de « maman s’organise » m’aie parlé de ton blog! J’aime beaucoup cet article sur les croyances qui peuvent être un réel frein dans notre évolution. En prendre conscience c’est déjà énorme, et un premier pas pour changer! J’aime beaucoup ce que tu dis sur le fait de changer notre façon de penser la chose, et de dire « ce n’est pas ma priorité actuellement » au lieu de « je n’ai pas la temps de ». On redevient en quelque sorte maitre de sa vie, et on ne la subi pas! Je vais appliquer 😉 Merci. A bientôt! Florence.

    1. Bonjour Sabine,

      En effet, on a souvent des résistances inconscientes qui nous freinent dans ce que nous voulons entreprendre sans que l’on sache vraiment pourquoi. Il est important d’être lucide sur ce qu’il y a derrière ce « j’ai pas le temps » car si l’on continue à se trouver des excuses, il est difficile d’avancer et d’évoluer. Ton article est très intéressant et donne des clés concrètes à mettre en place facilement.

      Bonne soirée

    1. J’ai trouvé cet article vraiment intéressant, parce que je n’ai jamais vu les choses sous cet angle…

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